Belgique: Le grec ancien: élément constitutif d’un patrimoine belge?

Translated title of the contribution: Belgium: Ancient Greek: constituent element of a Beligian heritage?

Christian Laes, Hubert Maraite, Fabienne Paternotte

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Abstract

Le sujet de ce chapitre, aussi bien que la coopération entre la Belgique néerlandophone et francophone, peut susciter quelque étonnement. En effet, c’était bien un latiniste et historien de l’Université Catholique de Louvain qui avait critiqué, déjà en 2006, le projet Europatria, soutenant qu’il vaudrait mieux étudier, plutôt que les états nationaux du 19ème siècle, une entité comme les PaysBas à l’époque de l’humanisme1 . Ainsi, dans l’édition d’Europatria, le chapitre “The Netherlands” a, comme sous-titre, “Testimonia Belgica”, et la première phrase exprime explicitement le souci des auteurs de considérer comme un ensemble ces nations maintenant diverses2 . Bien sûr, les auteurs de la présente contribution ne veulent nullement prétendre que le grec ancien ait constitué un élément important du patrimoine de l’ensemble du territoire qui, dès 1830, a été nommé Belgique. Dans ce pays, le grec et la culture hellénique n’ont pas connu le rôle dominant que la rencontre de la tradition protestante et du classicisme leur a donné, dans les Klassische Gymnasien de l’Allemagne des 18ème et 19ème siècles3 . Pourtant, il n’est pas trop difficile de composer une anthologie de textes écrits en grec ancien qui font référence à des figures de la Belgique. Parmi les auteurs de l’Antiquité qui traitent des territoires “belges” à l’époque romaine, certains ont écrit en grec4 . En ce qui concerne le Moyen Âge, des auteurs byzantins ont perpétué la mémoire de personnages tels Godefroid de Bouillon ou Baudouin de Constantinople, qui sont devenus des figures emblématiques et des icônes pour la jeune nation belge du 19ème siècle. Quoique la tradition fût plus forte dans les Pays-Bas du 17ème siècle, il est cependant possible de trouver, en Belgique, des humanistes qui se sont essayés à l’écriture de poèmes en grec ancien. Finalement, le projet pédagogique des jésuites (qui, eux, parlaient déjà des “provinces belges”) comprenait non seulement l’enseignement du grec ancien dans le but de lire les textes, mais avait même l’ambition d’apprendre à pratiquer cette langue d’une manière vivante, comme ils le faisaient déjà, avec beaucoup de zèle, pour le latin.
Translated title of the contributionBelgium: Ancient Greek: constituent element of a Beligian heritage?
Original languageFrench
Title of host publicationEuropatrida
EditorsFrancisco Oliveira, Ramón Martínez
Place of PublicationCoimbra
PublisherImprensa de Universidade de Coimbra
Chapter2
Pages27-45
Number of pages19
ISBN (Electronic)9789892617640
ISBN (Print)9789892617619
DOIs
Publication statusPublished - 2019

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